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Les Bitch Queens, c’est le groupe qui te plaira si tu es fan de la scène hard rock scandinave actuelle. Un peu de Hellacopters, un peu de Backyard Babies, on ajoute un peu de Hanoi Rocks et une pincée de Turbonergro. Sauf que eux, ils viennent de Bâle! Hé oui! On a parlé avec eux de leur prochains plans, de leur tournée au Japon et de leur dernier clip. 


Votre dernier album est sorti en 2014. Est-ce que vous avez déjà des informations à nous donner concernant le suivant ?

Il sortira en 2017, mais on ne sait pas plus précisément quand. En octobre, nous allons nous concentrer sur l’enregistrement. Le titre de l’album est connu et les chansons sont toutes écrites. Comme le batteur de notre groupe est ingénieur du son, il a construit notre propre studio. Ce sera du DIY, comme beaucoup de choses en ce qui concerne les Bitch Queens !

Vous avez participé à de nombre splits avec d’autres groupes, comme les Lombego Surfers ou les Hip Priests, comment cela s’est-t-il fait ? Vous vous connaissiez?

Tony, le chanteur/guitariste des Lombego Surfers, était mon prof de guitare quand j’avais quatorze ans puis ils sont devenus de très bons amis. Nous avons ensuite décidé de faire cette série de 45 Tours avec différents groupes et nous leur avons proposé de participer. Les Trash Monkeys ont depuis splitté, et les Dirty Blondes sont des amis venant de la République Tchèque avec qui nous avons tourné. Nous en avons fait un avec les Hip Priests aussi, qui sont de Notthingham et avec qui nous venons de faire un deuxième split. Il y en aura sûrement d’autres, parce que nous aimons les splits en 45 Tours : deux groupes différents sur un même vinyle permet d’atteindre les fans de l’autre groupe. Cela montre aussi l’amitié dans le rock n roll.


Justement, pour le tribute à Alice Cooper, qui a lancé le projet ?

C’était une idée d’un label et qui a impliqué six labels au final, donc c’est devenu un assez gros projet. Un prochain tribute sortira à la fin de l’année, pour Motörhead, plus précisément un hommage à Lemmy, sur lequel nous reprendrons le titre ‘No Class’. Notre reprise sonne comme du Mötley Crüe, c’est étrange. Nous avons appris à la jouer et l’avons enregistrée le même jour.

Votre dernier clip a été tourné au Japon durant votre tournée. C’était prévu d’y tourner le clip où c’était quelque chose de spontané ?10624558_10152456201131190_876146876039034316_n

C’était prévu d’y faire le clip et quelle chanson serait concernée, mais pas comment on allait le faire. Le tournage était plus spontané et s’est fait lorsque nous avions du temps entre les concerts. C’était vraiment stressant : on se levait à midi puis c’était l’heure du soundcheck (au Japon ça se passe toujours très tôt), ensuite on ressortait dans les rues pour tourner pour enfin revenir au club jouer notre concert et on se couchait vers 2 ou 3 heures du matin. Et ça recommençait ! En parallèle nous avions aussi fait une sorte de journal vidéo pour une chaine allemande et un journal écrit pour Daily Rock justement. C’est Marcel (ndlr : bassiste du groupe) qui a filmé toute la vidéo. Il fallait tenir le matos pour que je puisse entendre la chanson et chanter, les autres contrôlaient que je ne rentre pas dans des Japonais dans les rues bondées! Mais nous avons apprécié car nous avons pu le faire de notre façon sans qu’on vienne nous dire quoi faire.

C’est différent de jouer au Japon ou en Europe ?

Tout d’abord, on joue très tôt là-bas. A 22 heures tout est terminé ! Nous avons commencé une fois à 21 heures et c’était le plus tard des shows que nous ayons faits. Nous étions en général le dernier groupe à jouer. Dans les clubs japonais, ils ont un truc nommé ‘lifehouse’, qu’on retrouve dans toutes les grandes villes. Les groupes paient pour y jouer. Ce n’était pas notre cas. Ils paient pour y jouer mais peuvent ensuite utiliser le matériel (sono, batterie, amplis..). Leur matériel est vraiment bon en général ! Chaque soir au moins cinq groupes y jouent avec un set de trente minutes. Ils ont ensuite quinze minutes pour débarrasser et laisser les prochains s’installer.

Une autre chose bien différente : à l’entrée, tu dis quel groupe tu viens voir et l’argent va au groupe en question. Peu importe si tu regardes les autres groupe aussi.

Vous étiez au courant de tout ça avant ou bien vous avez découvert sur le tas ?

Nous avions un booker qui nous a tout expliqué. Sinon, les gens sont très gentils, mais un peu réservés dans un premier temps. Personne ne te parle sauf si tu commences une discussion. Imagine en plus quatre mecs européens, grands et maquillés, on a l’air d’aliens pour eux.

Autre chose étrange pour nous : entre les chansons, quand le groupe parle au public, tout le monde écoute. Ils se taisent. C’est la politesse du Japon. Cela nous a fait vraiment bizarre au début. Parfois ils parlaient durant plusieurs minutes et on se disait « Mais bordel qu’est ce qu’ils peuvent bien raconter au public durant tout ce temps ?  » Après un concert, j’ai demandé à un mec qui parlait anglais ce qu’un groupe avait raconté : sa tante était morte quelques jours avant.

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