Aaron Matts et sa bande de Parisiens reviennent sur le devant de la scène metalcore avec un album qui sonne comme un retour aux sources. ‘The Resilient’ est puissant, agressif, le tout saupoudré de paroles engaagées sans demi-mesure. Il ne nous en a pas fallu plus pour considérer cet album comme l’un des meilleurs de son genre.


Que diriez-vous à propos de l’album pour mettre l’eau à la bouche à nos lecteurs ?
Beaucoup de gens ont été déçus du changement de son qu’on a eu sur le deuxième album. Je dirais qu’on est revenus à nos racines, on sonne plus mature, on a retrouvé notre son dans ce nouvel album. On a revu ce qui ne marchait pas, ce qui était plus efficace en live. C’est plus heavy, plus simple à comprendre. Je pense que les gens qui aiment le vrai son de Betraying The Martyrs vont être très contents qu’on l’ait retrouvé.

Quel est votre morceau préféré et pourquoi ?
‘Unregistered’ parce que c’est le morceau le plus heavy, le plus brutal, il y a des breakdowns… C’est en fait un titre de dernière minute. Il n’existait pas une ou deux semaines avant d’entrer en studio. On n’était pas trop sûrs de ce qu’on allait faire, si on allait avoir le temps de parfaitement l’écrire. J’avais même pas de paroles. Mais au dernier moment, on est arrivés au studio et j’ai écrit les paroles le jour où on a enregistré le morceau et c’est les meilleures paroles que j’ai jamais écrites.

Le morceau ‘The Resiliant’ parle du groupe, est-ce pour cette raison que l’album porte également ce nom ?
Oui, le mot ‘resiliant’ se réfère à quelque chose qui reprendra toujours sa forme originale même si tu tentes de le casser ou le tordre, ce qui représente parfaitement le retour groupe à son son de base, malgré les problèmes qu’on a dû surmonter. Ça représente la façon dont on se sent par rapport au groupe maintenant et on se sent revenir plus forts que jamais avec cet album.

Y a-t-il eu un morceau plus compliqué à composer que les autres ?
Je dirais ‘Ghost’. C’est une chanson qui ne parle pas seulement de moi mais de quelqu’un d’autre. En général, j’écris des morceaux personnels ou sur des sujets qui m’inspirent. Aussi, la structure du morceau telle qu’on peut l’entendre sur l’album est complètement différente de la première version. On a dû changer peut-être trois ou quatre fois pour que ça se marie aux paroles.

Comment se passe le travail sur le chant avec Victor ? Comment trouvez-vous l’équilibre entre le clean et le scream ?
C’est pas facile. Quand on écrit un morceau, 90% du temps, on commence par l’instrumental et ensuite on y ajoute les paroles. Naturellement, on sent quand un refrain se fait sentir, et quelle partie doit être en clean et laquelle doit être en scream. Mais cette fois, plus que les autres fois, on a écrit des parties spécifiquement pour des parties de chant spécifiques. On a vraiment travaillé là-dessus. Et comme je disais pour ‘Ghost’, on allait d’avant en arrière. On l’a enregistré plusieurs fois pour que le clean et le scream marchent bien ensemble.

‘Won’t Back Down’ et ‘Lost for Words’ se réfèrent à ce qu’il s’est passé en Europe ces derniers temps, comment on se sent face à tout ça en tant qu’artiste ?
Je pense que c’est la même chose pour tout le monde. Les attaques de Charlie Hebdo et du Bataclan spécifiquement, ce sont des maisons pour les artistes parce que Charlie Hebdo est un milieu artistique et l’attaque du Bataclan est en quelque sorte une attaque au monde du rock/alternatif/metal. Ça fait peur, c’est pour ça qu’on a ressenti le besoin de s’en mêler. On va pas écrire quelque chose sur le 11 septembre parce que notre opinion est peut-être peu pertinente. Mais cette fois, on a vraiment été touchés et on avait besoin de s’exprimer là-dessus.

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