Jamais deux sans trois. Déjà l’auteur de deux albums importants dans le paysage du hardcore français, The Arrs remet le couvert avec un « Héros Assasin » explosif. Les passages calmes créent une atmosphère cohérente qui perdure tout au long de l’opus, tandis que les parties énervées (largement majoritaires, bien entendu) marient hardcore et metalcore. C’est ainsi que le chant de Nicolas (en français) et que le jeu de batterie de Vincent évoquent Hatebreed, alors que les riffs mélodiques ne sont pas sans rappeler As I Lay Dying, Killswith Engage et consorts. Avec un son proche de celui de Dagoba, The Arrs propose ici 12 titres chargés en émotion. Bien que pas très original, le quintet est efficace et se démarque tout de même par son intelligence et son intérêt pour une composition en profondeur.