Accueil septembre 2010
Knut 'Wonder' (HydraHead/Irascible) (CDs)

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Après 'Terrraformer' (2005), retour du poil, d’un son plus physique et d’une sensation d’immédiateté stomacale plus brute. Qu’on se comprenne, les structures implosives et le chaos contrôlé - qui fait de Knut ce qu’il est - n’a pas cédé la place à du crust décérébré mesuré à quatre temps. C’est un album plus 'convivial' que le précédent. Disons plus chaleureux. Et Serge Morattel et son Rec Studio n’y sont sans doute pas pour que pouik.

Alors qu’avec le précédent album, on se pelait le cul, celui-ci est plus facile à apprivoiser, le travail sur le son est sans doute le meilleur de toute la discographie de Knut. Las, les parties ambiantes qui m’avaient embarrassés sur le précédent, n’ont pas encore complément disparues (les morceaux 'Segue 1' et 2, genre). Avec la pochette, les seuls défauts de 'Wonder'.

Car, oui, il est plutôt chouettos cet album, ça faisait si longtemps qu’on l’attendait que je ne sais plus comment l’attendre, quoi attendre, et 'Wonder' se transformait en 'Godot'. Alors bon, à l’arrivée, pas de figure transcendante mais au moins quelqu’un est venu. Déception en bien.

Des morceaux comme 'Damned Extroverts' rappels des vieilles amours comme Colesce ou Botch (voilà ça c’est dit, comme ça on disait que c’était une vraie chronique à la con où l’indigence du rédacteur est mise en avant par son penchant à faire des comparaisons dispensables), mais en plus finaud, en moins ludique. C’est vrai qu’on se poile rarement à l’écoute d’un album de Knut. Il y a un côté cours d’anatomie rythmique qui peut faire froid dans le dos.

D’ailleurs le batteur, la pieuvre Roderic semble avoir de moins en moins de cheveux et de plus en plus de tentacules. La batterie, c’est sans doute ce qui me séduit le plus sur cet album. J’y comprends rien, c’est un peu comme si on me parlait de physique quantique ou en mandarin, voire un combo de physique quantique et de mandarin, je l’intègre pas, mais c’est fascinant. Je pense que c’est un peu le syndrome « je tombe en amour de mon prof de math ». Professeur Chaupard 7, 8, 9e année, maths, et Knut, même combat.



www.myspace.com/unknut
[Violaine Freléchox]

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