Accueil septembre 2010
Hey Hey My My (Interviews)

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Il n'est pas donné à tout le monde de s'exprimer dans un genre monopolisé par les anglo-saxons, tant sur le plan musical que vocal, d'autant plus quand on est français. Pourtant, à l'instar de Hey Hey My My, la greffe semble fonctionner de mieux en mieux, comme nous l'explique son chanteur et guitariste.



Est-ce facile d'être un groupe de folk-rock dans une France plutôt rap variété?

Ça n'est certainement pas facile, mais ça l'est toujours plus maintenant qu'il y a encore dix ans. Les auditeurs ont changé et ils font moins de différenciation entre les groupes anglo-saxons et français. Les radios se sont aussi ouvertes aux groupes français qui chantent en anglais et cela, malgré notre système de quota et la loi Toubon qui oblige les radios à passer de la chanson française aux heures de grande écoute. On va dire que ça devient un peu moins dur.

Le salut n'est-il pas à l'étranger, comme pour Phœnix et Air?

Peut-être en effet. Mais ça ne nous fait pas baisser les bras concernant la France pour autant. En fait, Phœnix et Air sont plus liés au mouvement de la French Touch qu'à la scène française actuelle et les deux groupes ont déjà dix ans d'existence. Donc c'est difficile pour nous de tenter de nous comparer à des groupes aussi importants et influents et à leur carrière. Mais je crois en effet qu'on a peut-être quelque chose à faire écouter et qui peut plaire au-delà de nos frontières.



Vous avez joué à New York en 2008, quels souvenirs en gardez-vous?

De très bons souvenirs!!! Les New-Yorkais nous ont très bien accueillis et on a été surpris par leur décontraction et l'intérêt que certains d'entre eux portaient à notre musique. On a aussi découvert des fans qui venaient de Boston ou Washington pour nous voir, ce qui nous a franchement fait halluciner.


Votre nom est un emprunt à un classique de Neil Young, une de vous références. Pouvez-vous nous en dire plus?
La chanson "Hey Hey My My" est une sorte d'hymne au Rock'n'Roll par Neil Young, mais comme pour pas mal de ses chansons on ne sait pas trop s'il glorifie le Rock ou s'il ne s'en moque pas aussi un peu. Probablement les deux. Ce qu'on aime dans ce que décrit Neil Young, c'est le côté presque religieux du Rock et aussi tout ce cirque qu'il y a autour :  les come-backs comme celui de Johnny Rotten, la personnification des stars comme Elvis. Bref, on pense partager une partie de la vision décrite par cette chanson c'est aussi pour ça qu'on l'a choisie comme nom de groupe.


Parlez-nous un peu de votre label, Sober & Gentle.
On a rencontré Stéphane le boss du label il y a quelques années. Notre manager lui avait passé nos démos, mais pour ce qui n'était encore rien de précis à l'époque, j'avais gravé un cd avec pas mal de chansons que je voulais faire chanter par quelqu'un d'autre, pour moi l'actualité à l'époque c'était notre groupe de punk rock British Hawaii. D'ailleurs pour lui le groupe s'appelait "Go" à l'époque, c'était mon surnom. 
Entre le moment où il a eu le cd et où il a clairement voulu qu'on travaille avec lui on avait déjà pensé à Hey Hey My My, fait des photos et commencé à travailler avec un autre label avec qui on ne s'est pas entendu au final. Ce qui est super avec Sober & Gentle c'est qu'on y a toujours pu faire exactement ce qu'on voulait artistiquement parlant.



Vos chansons, faussement joyeuses, cachent une belle mélancolie. Vous êtes aussi comme ça dans la vie?
Oui.

Un deuxième album, c'est toujours un peu flippant. Vous vous sentez comment en ce moment?

On a surtout flippé en le faisant et en l'enregistrant. Là on flippe pour le live désormais, mais l'album est sorti donc ça ne sert à rien de se mettre la rate au court bouillon à son sujet! En tous cas, on est super content de l'accueil des médias indé, des webzines et des blogs, il y a une sorte d'unanimité à notre sujet est c'est rassurant et réconfortant.



Les arrangements sont vraiment formidables, belle production aussi, vous avez eu plus de moyens à votre disposition?

Tout à fait, le 1er album et le 2eme n'ont rien à voir en terme de moyens mis à notre disposition pour la pré-production, l'enregistrement et le mix! On a pu enregistrer dans un vrai studio pro et Tony Hoffer a fait le mix, c'était difficile de faire mieux.



Vous me faites un peu penser à Nada Surf, on vous l'a déjà dit?

Non! Mais on a eu droit à leur bouteille de Jack Daniels quand on est passés à la Laiterie à Strasbourg! Il faut voir notre page Facebook pour une belle photo à ce sujet.
 


Avec le recul, vous changeriez quelque chose dans votre premier album?

Oui, un tas de choses quand j'écoute les chansons une par une en pensant à ce qui aurait pu les améliorer. Mais à la réflexion peut-être pas parce que c'est aussi ce premier album qui nous a conditionné, nous et donc aussi le deuxième.



La chanson cachée à la fin est vraiment sympa et la voix féminine me semble familière, entre Moriarty et The Rodeo... pouvez-vous nous éclairer?

Il s'agit de Mina Tindle!! Je vous invite à écouter ce qu'elle fait, c'est très bien.



Quels sont vos plans pour 2010, vous êtes déjà en tournée, des festivals à venir?

Quelques festivals, on attend encore des nouvelles dates, on aurait bien aimé revenir au Paléo tiens d'ailleurs!! Si ça n'est pas cette année ce sera peut-être pour la prochaine.
 


Après l'electro, pensez-vous que la pop et le rock français vont bientôt réussir à imprégner la culture anglo-saxonne avec le même panache?

Je n'en ai aucune idée!!! Avant d'imprégner la culture anglo-saxonne, il faudrait déjà pouvoir intéresser les anglo-saxons, on va voir si c'est possible!

Fiche CD
Nom de l'album : 'Hey Hey My My'
Label : Sober & Gentle




www.myspace.com/heyheymymyband
[François Steiner]

Images

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