Voilà une bien étrange galette que ce second album d'Outshine. A la première écoute, pas grand chose, tout au plus quelques arrangements intéressants et “garage”, et la voix hypnotique ou horripilante (le compromis paraît ici peu probable) d'E.-J, résonnant comme un complainte éraillée et lancinante. Puis on y revient. Une fois, deux fois, trois... Et on s'en veut d'avoir été aussi désinvolte quant à ce disque, tant celui-ci regorge de petites particularités qui lui confèrent un charme indéniable. Tout n'est pas parfait, quelques morceaux semblent poussifs, mais l'ensemble dégage réellement quelque chose. Le nouvel album d'Outshine, c'est un peu comme un dernier verre d'absinthe accompagné d'une cigarette dans une salle encore enfumée portant les stigmates d'une soirée par trop animée. Amer, vidé, oppressant... Mais diablement bon.