dossier_hummus

Au départ, Hummus Records avait un destin tout autre que celui de prendre sous son aile d’autres groupes. En effet, Jona Nido, fondateur du label pensait plus à promouvoir son groupe Coilguns au travers de cette identité. Le futur deviendra pourtant tout autre…

Créé en 2012, Hummus Records établi à la Chaux-de-Fonds, fut tout d’abord une identité de promotion personnelle à l’attention de Coilguns, groupe de Jona Nido. Connu et reconnu pour sa perspicacité et son implication dans le milieu, d’autres groupes lui ont demandé, dès le début, de petits coups de mains. C’est lors d’une soirée qu’il avait organisée pour un groupe allemand auquel il croyait beaucoup, qu’il eut l’idée de leur offrir le pressage du disque avec les fonds récoltés. Qui ne saute pas, ne tombe jamais, ce premier essai fut un échec et Hummus Records perdit de l’argent.

Nathan Baumman (The Fawn), qui était déjà un peu affilié à ce projet, avait lui, complétement autofinancé son album et de ce fait, Hummus Record n’avait aucune implication financière et pouvait imputer son énergie au groupe pour le promouvoir. C’est donc cette façon de procéder qui donna la possibilité au label naissant de continuer son chemin sans risques financiers qui mettraient fin à ses jours. Peu de temps après, c’est le groupe Ølten qui rejoignit le catalogue avec la même combinaison gagnante.

Si aujourd’hui en suisse, la plupart des groupes s’autofinancent, c’est pour le meilleur. En effet, pouvoir être garant de sa création et y mettre toute son énergie en sachant que la volonté investie est un réel moteur. C’est sur cette base solide qu’aujourd’hui Hummus Record ajoute petit à petit plusieurs groupes à son histoire. Il n’y a pas de démarchage en soit, c’est plutôt une continuité, des connaissances et le bouche à oreille qui définit sa situation actuelle.

Bien sûr, plus on a de groupes, plus de travail il y a. Ils sont conscients qu’il faudra bientôt revoir l’organisation afin que les charges soient réparties et peut être accueillir de nouveaux acteurs au sein de famille. Et oui, nos deux acolytes n’ont bien sûr pas que Hummus Records dans leur vie et malgré un investissement total, ils mettent un point d’honneur à ce que la même qualité demeure.

Ce rayonnement a permis au label de sortir plus de vingt disques par année, et on ne doute pas que ce succès se trouve sur une courbe montante. Si Hummus Records encourage, met en lumière et apporte une belle collaboration aux groupes, de leur côté, les artistes doivent se vendre au mieux. Il est important qu’ils mettent à disposition le matériel audio et promotionnel qui permettra d’avoir un bon rendu de l’éclat de leur travail.

La collaboration avec le label est agréable pour les deux parties. Hummus Records qui comme expliqué ne participe pas au frais de pressage et touche une royaltie très basse, ce qui est tout au bénéfice des groupes. Parfois mêmes, le label soutient financièrement les parties promotionnelles.

L’échange, le partage et la réunion autour d’une même passion est et restera le moteur essentiel du label. Nous pouvons nous en réjouir car les projets, parfois aussi petits soient-ils, deviennent de grandes aventures lorsque qu’ils sont réalisés avec le cœur.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publié.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.