Photo de couverture: Green Day – ©Andy Gaggioli

Texte : Sandra Lehmann & Pauline Elmer
Photos : Maud Robadey & Andy Gaggioli

 

Intro (Sandra Lehmann)
Le deuxième jour d’un festival, c’est toujours le meilleur. Le premier jour, on est impatient mais pas vraiment encore totalement ‘dans le truc’. Le deuxième jour par contre, on se sent totalement dans l’ambiance du festival, on sent un peu moins bon mais on est pas encore fatigué.

Photo ©Pauline Elmer

Skinny Lister (Sandra Lehmann)

Et comment ne pas entrer dans cette ambiance lorsque les Londoniens de Skinny Lister ouvrent les festivités de la journée sur la Jungfrau Stage! Et quand on parle de festivités, ce n’est pas uniquement une façon de parler, le groupe emporte le public dès les premières notes grâce à sa folk rythmée et joyeuse. Une ambiance festive due en grande partie à la présence d’un accordéon et d’une contrebasse en plus des classiques guitares et batterie, mais également à une chanteuse enchaînant les pas de danse sur scène. Une bonne humeur communicative : pour ne pas chanter les refrains avec le groupe où au moins remuer un peu, il faudrait être sourd ! Le groupe séduit autant sur ses titres énergiques que lors de chansons plus posées ou carrément a capella.

Après avoir marqué les esprits lors de leur tournée en première partie des Dropkick Murphys et Slapshot plus tôt cette année, les cinq Anglais continuent sur leur lancée ! Un concert de Skinny Lister est toujours un plaisir !

The Giving (Sandra Lehmann)

Photo ©Pauline Elmer

Direction la Eiger Stage ! Il est enfin l’heure de vous parler d’un groupe suisse ! The Giving prend la suite avec un déferlement de violence qui contraste avec le show enjoué auquel on vient d’assister !

L’année passée, The Giving donnait un ‘concert sauvage’ non officiel depuis l’extérieur du Greenfield, derrière le grillage du parking, avec le batteur jouant sur le toit de leur van ! Cette année, ils ont fait les choses dans les règles en entrant par la porte d’entrée via le tremplin suisse-allemand du festival. Le résultat ? Forcément, le show est moins roots que l’année dernière (la vidéo est visible sur leur page Facebook) mais plus carré et permet de découvrir le vrai potentiel du groupe.

Ça démarre direct, ça tabasse, c’est furieux et comme tout show du genre, ça passe trop vite ! Le chanteur ne ménage pas ses efforts vocalement, ni physiquement d’ailleurs. Il arpente la petite scène de long en large de façon tellement énergique qu’on a l’impression qu’il va la démonter. Peu de groupes arrivent à faire bouger le public en jouant sur la Eiger Stage à 15 heures !

Si The Giving nous assène un concert percutant et tout en intensité à ce stade de leur carrière, on attend la suite avec impatience !

Touché Amoré (Sandra Lehmann)

Photo ©Maud Robadey

Après deux interviews, Apocalyptica et The Giving, nous voilà de retour devant la Eiger Stage !

C’est qu’aujourd’hui, les fans de hardcore / post-hardcore seront ravis devant cette scène du festival, car après The Giving, c’est au tour de Touché Amoré de s’y produire.

Réputés pour donner des performances intenses, Touché Amoré déçoit cependant avec un début de set qui peine à convaincre en grande partie en raison du manque de puissance vocale et le tout manque d’impact. Il faudra attendre environ vingt minutes pour que la puissance vocale et sonore se fasse sentir… mais l’attente en valait le coup ! Le groupe a ensuite gratifié le public d’une prestation profonde et habitée. Le show atteint ses sommets lors des morceaux du dernier album en date, ‘Stage Four’, où le groupe dépose carrément ses tripes sur scène devant un public qui s’est lancé dans des circle pits.

Le fin du show nous voit nous diriger vers l’espace presse pour l’interview suivante, VNV Nation !

Rancid (Pauline Elmer)

Photo ©Andy Gaggioli

Rancid était bel et bien présent vendredi, jour de la sortie de ‘Trouble Maker’, dernier album du légendaire groupe de punk de l’East Bay. Le public était également au rendez-vous pour se déchaîner sur les rythmes ska endiablés de Tim Armstrong et sa bande.

On notera toutefois que les nouveaux titres du groupe n’ont pas emballé la foule, certains spectateurs étant même étonnés que Rancid compose toujours. L’ambiance a malgré tout trouvé sa place parmi les nombreux pogos et slams. Les vestes en cuir, en jeans et les crêtes étaient de circonstance pour assister au concert de ce monstre du punk américain. On a vraiment pris beaucoup de plaisir à entonner en chœur des titres comme ‘Ruby Soho’ ou ‘Time Bomb’. La prestance sur scène de Tim Armstrong et Lars Frederiksen était assez impressionnante et nous a transporté dans le monde du punk old school de Rancid.

Green Day (Pauline Elmer)

Photo ©Andy Gaggioli

Que dire ? Le combo californien nous a une fois de plus convaincus avec un show à l’américaine bien ficelé comme à son habitude. L’entrée en matière s’est faite avec un petit ‘Bohemian Rhapsody’ avant l’arrivée du groupe afin de chauffer le public comme il se doit. Vient ensuite le ‘Pink Bunny’, mascotte du groupe depuis des années accompagné de ‘Blitzkrieg Bop’ des Ramones.

Le groupe débarque sur scène sous les acclamations d’une foule en délire et commence son show plein d’énergie avec ‘Know your Enemy’, où un spectateur a été choisi pour monter sur scène et chanter un couplet avec le groupe. Idem pour ‘Longview’, où Billie Joe Armstrong a sélectionné un jeune homme du public. Lors de ‘Knowledge’, reprise du groupe Operation Ivy, deux personnes ont pu jouer de la guitare. Green Day enchaîne les tubes de toutes périodes, allant de ‘Minority’ à ‘Revolution Radio’ en passant par ‘When I Come Around’ et ‘American Idiot’. Là aussi, le groupe a su panacher sa setlist pour faire plaisir aux fans de toutes époques.

La foule était en délire total, beaucoup ont dû y laisser une partie de leurs cordes vocales. Le jeu de scène des têtes d’affiche est tout bonnement impressionnant, que ce soit concernant l’interaction avec leur public ou le show pyrotechnique. Le seul éventuel bémol concernant cette prestation est le manque de renouvellement d’un concert à l’autre. En effet, alors qu’en 2013 encore, le groupe changeait régulièrement de setlist, celle de la tournée de 2017 semble malheureusement beaucoup moins variée d’une date à l’autre.

Mais à plus de 25 ans de carrière, Green Day envoie toujours sur scène comme une bande de grands gamins. Les Californiens n’ont pas pris une ride et ont encore vraisemblablement quelques belles années de carrière devant eux.

Conclusion (Sandra Lehmann)

Encore une journée placée sous le signe de la qualité sous le soleil de ce paysage de carte postale d’Interlaken. Paysage pour lequel les groupes ne manquent d’ailleurs pas de partager leur émerveillement lors de leur passage sur scène.

On a apprécié: l’ambiance dans le public de Rancid, l’affluence du public devant la scène de l’Eiger tout au long de la journée.
On a moins apprécié : le public qui filme le show de Green Day en entier, le running order qui ne nous a pas permis de voir Architects.
Le truc insolite du jour: croiser Tim Armstrong qui se balade dans le festival seul une fois la nuit tombée.

 

Photo ©Maud Robadey
VNV Nation

 

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