Après une quinzième édition jubilatoire, le LUFF reprend du service du 18 au 22 octobre au Casino de Montbenon avec la complicité de quelques autres lieux lausannois. Cinéma, musique, arts vivants et plastiques s’entrecroiseront pour amocher en bonne et due forme les cloisons entre les arts et tracer une fois n’est pas coutume les contours d’une histoire de l’art méconnue et atypique. Les avant-gardes d’hier tisseront des liens avec les jeunes recrues de l’underground pour cinq jours de projets rares et parfois inédits avec toute l’intensité qui caractérise le LUFF. Cette année – entre autres – seront présents : Klara Lewis et Graham Lewis, Hisayasu Satō, Helen Thorington, Maxime Lachaud, KleinFrançois Angelier et Christophe Bier pour les 20 ans de Mauvais Genres, Stine Janvin Motland, Petra Pied de Biche, Avenir, Maria Violenza et bien d’autres !


 

Cinéma : Des écrans en quête de frisson

Le cycle Redneck Is Not Dead fera honneur aux redneck movies, fascinant genre de la culture cinéma américaine imbibé de bourbon et de sueur pour une orgie visuelle présentée par Maxime Lachaud, auteur d’un ouvrage dédié à ces films et actuellement à l’ouvrage sur un documentaire autour de ces personnages marginaux. Jubilé arrosé ensuite à l’occasion des 20 ans de Mauvais Genres, l’emblématique émission radio de France Culture, lors d’une carte blanche offerte aux deux comparses François Angelier et Christophe Bier. Enfin, puisqu’une édition du LUFF sans friponnerie n’en serait pas tout à fait une, le festival offrira aux yeux les plus coquins le maître du cinéma rose nippon à voile et à vapeur en personne, Hisayasu Satō, accompagné d’une sélection inédite de quelques films issus de son hallucinante filmographie !

Musique : Roulez jeunesse !

La première soirée musicale du festival accueille un duo familial pour la première fois réunit sur scène : Klara et Graham Lewis ! Le père d’abord, en service depuis 40 ans au sein de l’illustre groupe punk Wire, viendra aux côtés de sa fille éditée tout comme lui aux Editions Mego pour une performance unique faite de nappes ambient hypnotiques et de voix sombres et délicates. L’avant-garde norvégienne jeudi soir avec Fake Synthetic Music de Stine Janvin Motland qui viendra reproduire le bruit du synthétiseur par la seule force de sa voix. Vendredi la mystique Klein, héritière du gospel nigérian et nouvelle venue sur l’illustre label Hyperdub, frôlera le R’N’B, le hip hop et des nappes électroniques arythmiques dans un magma de sonorités poétiques. Post-punk enfin à l’honneur tout au long de la semaine avec Petra Pied De Biche, Maria Violenza et le quatuor brestois Avenir qui nous malmèneront toutes à leur façon lors de performances à l’image de cette 16e édition placée sous le signe audacieux de la jeunesse…

L’identité visuelle, fruit d’une collaboration inédite

Le LUFF invite cette année deux artistes graphiques romands à élaborer ensemble l’identité visuelle de l’édition. Portraits fantomatiques, déchus, rendus anonymes par la patte de l’illustratrice Tiphaine Allemann et soutenus par la ligne graphique sombre et massive du graphiste Dimitri Jeannottat. Une collaboration inédite qui viendra prochainement s’immiscer dans tous les recoins de Suisse et d’ailleurs.

LUFF x Kill The Silence : retour de Hong Kong

En 2016, le LUFF prenait ses cliques et ses claques direction Hong Kong et Macao dans le cadre du festival Kill The Silence. Invité à phagocyter la moitié de la programmation du festival asiatique, cette édition est l’occasion pour le LUFF de rendre la pareille à son homologue hongkongais. Dans le cadre de cette collaboration, les live électroniques aux sonorités obsolètes de Nerve et Faslane s’immisceront dans la Salle des Fêtes, un workshop mental et onirique autour de la cité forteresse de Kowloon aujourd’hui disparue sera donné et de nombreuses installations et performances gratuites infiltreront l’écosystème agité du festival.

Helen Thorington pour les 10 ans de la collection Rip On/Off

Chaque année, le festival présente le dernier né de la collection Rip On/Off qui s’attache à traduire des textes d’auteurs radiophoniques et autres célèbres artistes sonores. Pour sa 10e publication, la collection ausculte le travail de l’artiste américaine Helen Thorington, productrice de création radiophonique depuis près de 30 ans et pionnière du Net Art qui nous fera l’honneur d’une intervention virtuelle durant le vernissage de l’ouvrage.

 

Pré-programme complet sur : http://2017.luff.ch/preprogramme.php