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Après plus de vingt ans de parcours, Gonoreas revient avec un sixième album intitulé ‘Destructive Ways’. L’occasion de s’entretenir avec Damir, lead guitariste.


Quelles évolutions avez-vous pu relever au sein de la scène suisse au fil de toutes ces années ?
Aujourd’hui, il y a davantage de groupes, et davantage de groupes de qualité ! Une des conséquences, c’est qu’il faut se battre pour un cachet convenable. À la fin des années nonante ça n’était pas le cas. Ceci dit, en Suisse, on a la chance de pouvoir jouer dans la majeure partie des salles de concerts, seuls les festivals affichent une sélectivité peut-être trop rigoureuse.
L’autre changement le plus notable des ces quinze dernières années, c’est l’arrivée d’internet ! Nous avons des fans au Japon, en Malaisie ou en Argentine. Ça n’aurait pas été possible avant.

Pour cet album, vous avez travaillé avec le vétéran de la scène V.O. Pulver (Poltergeist). Comment était-ce de collaborer avec lui ?
Nous adorons Pulver ! C’est sans doute le meilleur producteur qu’on puisse trouver en Suisse, qu’on soit professionnels ou débutants. Avec des novices, il y va plus doucement et s’exprime avec plus d’attention. Il adore son travail, et avec un groupe comme le nôtre qui a plus de bouteille, il nous répète sans arrêt ‘NON ! Encore une fois, les gars !!’ Son travail est exceptionnel, et on peut l’entendre sur nos deux derniers albums.

Sans être familier avec votre musique, on pourrait penser en considérant votre nom que vous un de ces énièmes groupes de pornogrind, ça ne vous ennuie pas ?
Oh, on le traîne depuis 1994, tu sais ! Ceux que ce nom choque peuvent sans autre aller écouter du Katy Perry. C’est vrai que ça peut évoquer un groupe de grindcore, mais lorsque nous nous étions lancés en 1994, on n’en connaissait aucun : il n’y avait même pas de scène metal à proprement parler. Au final, c’est notre nom, et peut-être que ça nous différencie des autres.

Quelques mots sur ce ‘Destructive Ways’, peut-être ? J’y retrouvais une patte Judas Priest, surtout de l’ère ‘Painkiller’…
Effectivement, Judas Priest est une grande source d’inspiration pour nous. Cependant, nous n’essayons pas de les imiter, ces similitudes surviennent spontanément. D’une manière générale, j’adore la manière dont nous parvenons mieux à interpréter nos morceaux. Pendant des années j’ai dû me battre pour y parvenir, maintenant je me réveille le matin simplement et j’arrive à me taper tous les solos (rires).

www.gonoreas.ch

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