Imaginez-vous dans les années 90, où le grunge était à son paroxysme et que tout était bien plus facile, surtout qu’il n’y avait pas de smartphone et qu’internet n’était qu’un concept. Transposez L7 ou Hole dans le monde post-apocalyptique dans lequel nous vivons désormais et vous aurez le premier album de Goat Girl. Bien que l’Angleterre regorge de groupes indie, les demoiselles font leur nid dans une scène créée de toute pièce par elle-même dans la capitale : des concerts gratuits, des endroits où les gens, peu importe leur religion, sexualité ou genre, se sentent en sécurité. Bref, inutile de dire que l’industrie en raffole et Rough Trade les signe bien vite. Les Londoniennes sortent leur premier album et arrivent à caser 19 titres (!) en 40 minutes (!!), pas trop de quoi s’ennuyer malgré l’éternel mid-tempo, car le quatuor insuffle des éléments originaux dans le grunge, comme des violons, des parties a capella, des interludes slam, et même des touches reggae ! Le tout en crachant sur les problèmes politiques et relationnels actuels avec verve. Un album déstabilisant mais qui ravira et revigorera les amateurs du genre. Sur ce, je vais me fumer un gros bédo et réécouter ce premier opus.

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Note : 3/5

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