Initialement prévue dans une salle du centre-ville de Zürich, cette soirée de rêve a été transférée dans un lieu de capacité supérieure afin de pouvoir abriter, le temps d’un soir, la grandissante foule de suiveurs des deux formations majeures du genre celtic punk made in USA. C’est très tôt qu’une foule compacte, sirotant des binouzes, faisait face aux barrières érigées par le service d’ordre afin de s’agglutiner derrière d’autres barrières faisant face aux groupes, mais aussi pour payer leur parking à l’avance ; on n’est jamais assez prévoyant ma p’tite dame !

C’est donc tout aussi tôt que je découvrais cette salle taillée pour le – bon – son, mais sans la patine des salles centrales de la capitale économique suisse. Dommage, mais c’est ça aussi la rançon de la gloire et si je peux me taper Dropkick Murphys encore plus souvent parce qu’ils font de plus grandes salles : je signe directe ! Mais je ne vais pas trop me plaindre car, comme le dira Ken Casey (bassiste/chanteur/fondateur du gang de Boston) : cette ville accueille la tête d’affiche plus souvent qu’à son tour ; certainement plus qu’aucune autre ville en Europe et la dernière fois qu’ils s’étaient produit par ici c’était en juillet dernier (vous dire vernis que nous sommes).

Leur dernière venue s’était affranchie de l’hymne ‘Rose Tattoo’, chose que le groupe rectifia à la demande de certains de ses nombreux fans. Mais ça c’était plus tard dans la soirée car l’ouverture se fit avec le mythe Glen Matlock. Cette légende du Punk avec un grand P, affublé de sa guitare en bois et de son indispensable peigne – ah ouais ça ne rigole plus – a livré trente minutes d’un show acoustique qui ne parvint pas à capter le public. Ayant suivi le groupe phare de la soirée sur plusieurs dates, ce phénomène n’était pas typiquement helvétique puisque nombreux furent les salles où le public causait en se tapant pas mal de la prestation du Britannique. Putain ! Il y a des baffes qui se perdent car sa prestation était plutôt bonne et, avoir ce garçon sur scène qui revisite sa discographie, y compris la période Pistols, ce n’est pas tous les jours non plus. Du coup je vous fous zéro photo d’un set qui n’intéressait visiblement que ma pomme et quelques-uns de mes contemporains.

Exit le Glendouilleur et changement d’ambiance avec Flogging Molly pour une heure d’un show joyeux qui saura trouver son public. Il faut avouer qu’à force de traîner dans les parages, ce groupe a su se constituer une fanbase toute dévouée à son art. Enternainer-né, le frontman de la fanfare mit l’ambiance dès le début et ça a été carton plein une fois de plus pour les Étasuniens ! Les Californiens ont balancé le meilleur d’eux-mêmes : ‘Selfish Man’, ‘Requiem For A Dying Song’ ou ‘Crushed’ qui tend à devenir un sérieux candidat pour remplacer leur hymne toujours imparable en live ‘Drunken Lullabies’. La prestation était à la hauteur de ce que les groupies attendaient et c’est toujours un plaisir que d’avoir des groupes d’ouverture non-cantonnés à la demi-heure de jeu !

Après trente minutes d’un changeover rondement mené (le premier dura la moitié de ce temps vu le matériel du one-man band), j’étais prêt à en prendre plein la gueule et ce fut clairement le cas ! Très en forme, malgré les circonstances familiales affectant plusieurs membres du groupe, les sept de la Nouvelle-Angleterre ont envoyé un setlist qui est clairement celui que j’ai préféré de tous les concerts vus en Europe sur cette tournée.

Débutant par ‘The Boys Are Back’, le show de Dropkick Murphys a fait la part belle à mon album préféré : ‘The Warrior’s Code’ avec le titre éponyme, ‘Captain Kelly’s Kitchen’, ‘The Auld Triangle’et forcément ‘I’m Shipping Up To Boston’. La reprise de Johnny Cash : ‘Folsom Prison Blues’ a fait un véritable tabac et quand le public a pu choisir entre une reprise récente (‘You’ll Never Walk Alone’) et une ogive des temps jadis (‘Curse Of A Fallen Soul’) : il a choisi la voie oldschool ; que du bonheur ! Les 25 morceaux interprétés ont presque tapé dans le sans faute, le staff technique s’est défoncé et le sourire qui illuminait mon faciès disgracieux a mis plusieurs jours à disparaître.

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