Si nous consultons notre agenda, nous nous apercevons que le 1er juin était un jeudi, et que nous étions au Port Franc de Sion afin d’assister à un concert de pop/indie rock en compagnie de Fuck Love et The Bats. Chacun était là pour nous laisser naviguer dans les méandres de son nouvel album respectif.


Tout d’abord Fuck Love. Avec leur nom de groupe, nous pourrions nous attendre à de vilains grognons qui emmerdent l’amour et qui le font savoir. Mais nous avons plutôt droit à l’inverse. Les membres du groupe sont calmes, et presque un peu trop lisses pour être honnêtes. De leur musique se dégage une certaine fraîcheur et des rythmes alliant tantôt douceur, tantôt entrain. Les voix des deux chanteurs confèrent à l’ensemble une suavité très palpable. On sent une réelle envie de bien faire de la part des Vaudois. Par contre, les morceaux restent bloqués sur les mêmes accords, ou les mêmes harmonies trop souvent. Une plus grande prise de risque dans les compositions donnerait à l’ensemble une meilleure cohérence. Mais nous et nos bières passons un bon moment, et franchement le principal est là. Fuck Love a fait le job, et au vu des réactions des personnes nous entourant, ils l’ont bien fait.

Le temps pour nous de biberonner une nouvelle bière au bar, que The Bats fait son apparition sur la scène. Nous nous dirigeons donc avec célérité vers la salle. Deux éléments sont à fêter pour le combo Néo-Zélandais ce soir. D’un, c’est leur tout premier concert en Suisse (de sources sûres, Paul Kean le leader de la formation, était plutôt excité à cette idée !) ainsi que leur unique date chez nous. De deux, ils sont présents pour défendre leur nouvel album ‘The Deep Set’.

En tout premier lieu, il serait de bon aloi de mettre en exergue combien les musiciens semblent heureux d’être là. Et juste pour ça nous sourions avec eux. Nous décelons rapidement une osmose entre les différents musiciens. Ce groupe semble vraiment être une histoire d’amitié. Malgré des titres mid-tempo, une belle énergie se dégage de la scène. On se laisse allègrement bercer par leurs mélodies qui viennent délicatement se poser sur nos tympans. Le rythme du concert se voit ralentir à chaque fin de morceau. Robert Scott est en proie à de sérieux problèmes d’accordages avec sa guitare, et les intermèdes entre les morceaux en deviennent interminables. Comme nous en sommes aux petites critiques négatives, je trouve que dans l’ensemble, le batteur joue son set de manière très ‘scolaire’, ne conduisant par réellement son groupe. De plus, marteler des croches sur la cloche d’une ‘ride’ à tout bout de champ, ce n’est pas des plus agréable.

Dans l’ensemble, un concert sympathique avec des musiciens qui l’étaient tout autant. The Bats est un groupe qu’il ferait bon écouter en mode ‘road trip’ aux -travers des magnifiques paysages de la Nouvelle-Zélande. Tout en restant vigilant de ne pas se payer un mouton sur le pare-brise.

Finalement, les ‘Kiwis’ n’ont pas seulement les ‘All Blacks’, ils ont aussi The Bats.

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