On connaît les Américains et leur côté nonchalant à exacerber les problèmes de la société du vingt-et-unième siècle avec la langue bien pendue. Le punk au second degré, aux guitares distordues et au chant plus hurlé et parlé sur les deux premier albums fait désormais place à un tempo plus lent et tirant plus vers Cage The Elephant. On se retrouve avec des riffs qui te donnent envie de danser, des morceaux de trompette (‘Almost Free’), sans oublier ses paroles qui font exploser de rire (‘I’m gonna move to Canada, cuz fuck America, and California is just a bunch of trustees living on the beach’ – ‘Thought Mouth’, ‘I walk around with a screwdriver, a pack of smokes and a perculator, I’m gonna be okay, get the fuck of my way, somebody please give me some alcohol’ – ‘Alcohol’), sans oublier les titres qui sonnent comme du pur FIDLAR (‘Kick’, ‘Scam Likely’) ‘Almost Free’ pointe ici du doigt les désagréments du quotidien qui nous empêchent de pouvoir s’épanouir pleinement. Crises existentielles, embourgeoisement de l’Amérique, la solitude liée à la sobriété, le groupe ratisse large et tape dans les dents avec le sourire aux lèvres et leur punk festif. Si beaucoup de groupes modernes se veulent défendre la veuve et de l’orphelin, FIDLAR se démarque encore une fois grâce à ses paroles qui ne se veulent pas pompeuses, mais au contraire joyeuses et négligentes. Même si l’on regrettera leur côté énervé et les guitares agressives propres à leur deux premiers albums, entendre ses problèmes sombres et tabous hurlés de manière enjouée nous donne envie de relativiser et de se dire que la liberté de tient qu’à nous. On y est presque…

www.fidlarmusic.com

3/5

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