Virage à 180° jeudi à Estavayer-Le-Lac. C’est en effet le rap qui était à l’honneur pour cette deuxième soirée à l’Estivale Open Air.


Dépit avant la fête

Moka Boka a ouvert la soirée sur la Scène du Lac devant un public encore calme. Le jeune homme présente son rap en français accompagné d’un guitariste et d’un batteur. Malheureusement, il nous a perdu lorsqu’il s’est mis à déclamer que « tous les meufs sont belles »…

Ambiance plus jazzy et dansante sur la Grande Scène avec Hocus Pocus. Sur scène, des cuivres, batterie, guitares, basse et une alternance entre chant en français et en anglais. Leur hip-hop est mélodieux, festif, et la bonne humeur se diffuse à travers le festival. Positivité de courte durée malheureusement.

Sans commentaire.

Retour sur la Scène du Lac où une horde d’adolescent.e.s s’est rassemblée. Serait-ce la nouvelle idole des jeunes qu’ils attendent tous ? Si seulement. Un prétendu rappeur, Zola, en survêtement gris qu’on porte généralement à la maison, quand on attrape la grippe, claquettes Gucci et chaussettes et un énorme joint aux doigts, arrive sur la petite scène. On reste bouche-bée de voir tous ces enfants hurler en cœur des paroles qui, de ce qu’on peut entendre, n’ont l’air d’avoir aucun fond. Mais où est passé le rap old-school ?

Bonnes surprises et délire absurde

A ce stade, on se prépare au pire pour la suite. Mais sur la Grande Scène, c’est une bonne surprise qui nous attend. On découvre Georgio, un jeune homme qui rappe sa vie dans une ambiance plus pop et mélodique. Ses textes ne sont pas des vulgarités déclamées à tout va et on l’écoute avec plaisir. Une belle énergie se dégage de la scène et du public et on a à nouveau un peu fois en la jeunesse.

Georgio – Estivale 2019 © Alessia Merulla

Georgio – Estivale 2019 © Alessia Merulla

Après une pause feux d’artifice parsemée de pluie, on part dans un délire venu d’un autre monde à la Scène du Lac. Vêtus de masques qui semblent issus d’un tuto DIY, Cadillac se lancent dans un rap fusion à prendre au 36e degré. Une partie du public chante sans se faire prier « Je suis débile » alors que l’autre à l’impression d’être devant un film « WTF ». Un concert qui ne restera pas dans les annales mais qui nous a bien fait marrer, au moins 5 minutes.

C’est avec un « joyeux anniversaire » à l’unisson des fans qu’Orelsan est accueilli sur la Grande Scène. Il n’a fallu que quelques secondes au Français pour mettre une ambiance de folie à l’Estivale. Dans le public, ses paroles sont reprises sans faute, ça saute, ça danse, toutes générations confondues. On aime ou on n’aime pas le personnage mais, artistiquement, on est bien loin des polémiques qui l’on suivi il y a quelques temps.

Texte: Alessia Merulla
Photos: Davide Gostoli & Alessia Merulla

 

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