itw_Dolce-vitaLe légendaire club rock lausannois la Dolce Vita aurait du fêter ses trente ans en avril 2015. A cette occasion, les éditions l’Âge d’Homme présentent ‘La Dolce Vita – A Music Club’, un livre qui recueille des témoignages d’artistes et des photos collectées durant l’existence de cette salle atypique. Il sera également possible de visiter une exposition de photos du 7 au 9 mai à l’Espace Arlaud. De plus, les Docks vous feront vous déhancher le 9 au doux son électro des investigateurs du projet et plein d’autres surprises nostalgiques.

Blaise Duc, l’un des organisateurs, revient sur cette entreprise titanesque.

Quand avez-vous réellement démarré ce projet?
Le projet de livre a été esquissé lors d’une soirée anniversaire en 2010 au Café St-Pierre à Lausanne pour les 25 ans de l’ouverture de la Dolce; Marc Ridet, Mandrax et moi avions passé quelques disques, Yves Leresche avait numérisé 400 photos qui étaient projetées contre un mur avec un beamer… L’âge de pierre du projet, en quelque sorte. D’un projet de livre de photos de Leresche il y a cinq ans nous sommes passés à un (vrai) livre fait d’une dizaine de textes, de 200 photos, de dix photographes, et d’une vingtaine d’illustrateurs!

Votre campagne de crowdfunding a récolté plus de 35’000.- , alors que vous n’en attendiez que 11’000 ! Comment expliquez-vous l’engouement généré? Ce surplus d’argent vous a-t-il permis d’envisager le livre différemment?
On a posé l’objectif de 11’000.- pour être sûrs de les obtenir ; en fait, on espérait -secrètement – 25’000.- . On a obtenu un peu plus de 30’000.- net, mais 1. ce n’est qu’un petit 30% des coûts de création/production du bouquin, et 2. ça rend le risque financier un peu moins grand et 3. on l’explique par un boulot de dingues durant près de deux mois, la mise à contribution de nos différents réseaux respectifs (sur Facebook surtout), l’achat de visibilité en ligne, et puis les outils « classiques » qui fonctionnent bien dans ces projets (une chouette vidéo, des posts réguliers, des contreparties adaptées, etc, etc.). Donc on est contents du résultat, mais pas surpris, tellement c’était du vrai travail de fourmi(s). Et aussi probablement parce qu’il y avait une attente – plus ou moins consciente – pour un témoignage x ou y sur cette aventure. Ca n’a pas modifié l’ambition esthétique (maquette, graphisme, litho, production, etc) du bouquin; on visait le plus beau résultat possible, à (presque) n’importe quel prix.

Comment avez-vous recueilli tous ces témoignages de musiciens ou d’artistes ayant connu la Dolce Vita?
On a appelé les amis, pour leur demander un texte, des archives, des droits de reproduction etc. Tout le monde a joué le jeu, pratiquement tous bénévolement. On a donné des cartes blanches et on ‘savait’ que ce qui viendrait en retour serait balaise… on dira que c’est l’expérience qui porte ses fruits… Honnêtement, ce projet n’a été fait que par et avec des amis, c’est sa caractéristique, une volonté et un choix. J’ai organisé la manoeuvre pour le financement et les contributions; toutes les décisions artistiques se sont prises à quatre (Marc Ridet, Mandrax, Anne Hogge Duc et moi) et le puzzle s’est petit à petit mis en place à l’arrivée des différentes pièces. A 97% c’est ce dont nous avions rêvé comme livre « idéal ».

Avez-vous vous-même sélectionné les photos et affiches présentes dans le livre? Difficile de retrouver toutes ces archives?
Oui, sélection durant près de deux ans, surtout la masse de photos d’Yves Leresche, à la table lumineuse pour les négatifs… Au niveau artwork, plein de gens avaient conservé des choses mais il nous fallait soit les originaux soit des visuels dans le meilleur état possible, vu l’ambition qualitative du bouquin. Mais en gros, on n’a utilisé qu’une petite partie de ce que la Dolce a produit au niveau graphique.

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