itw_dog.days.OK(BD)

Dog Days, c’est un nouveau trio instrumental du canton de Fribourg qui en a une sacrée paire. Et c’est en partie grâce à leur bassiste, Marie, qu’on a rencontrée pour vous.


Il paraît que tu baignes dans la musique depuis un bail ?
Oui, dans ma famille, c’était une obligation : on était tous dans la musique. Ma mère et mes tantes chantaient, mon grand-père jouait du trombone, mon oncle était chanteur lyrique, mes cousins sont des virtuoses à la contrebasse ou au violoncelle. J’ai donc commencé la contrebasse à neuf ans, et j’ai étudié quinze ans au conservatoire. J’en joue encore au sein de Jim The Barber, et c’est justement là que j’ai rencontré Vincent. Il m’a approché en me confiant avoir ce projet de hard depuis un moment.

Ça a été, la transition de la contrebasse à la basse ?
La basse, c’est vachement plus couillu. D’ailleurs, quand on s’est lancés, il y avait cette mode de faire disparaître les bassistes. On a pris le contre-pied de cette tendance en mettant l’instrument en avant avec un son travaillé. Je ne fais pas qu’accompagner la guitare, on est 50-50. Pour autant, ça n’est pas moins technique, j’ai dû m’habituer à jouer au plectre, et à la présence des frettes. On se dit : ‘Mais c’est beaucoup plus facile !’ Or il fallait s’y habituer.

Tu as un homme et deux gosses, est-ce que c’est facile de concilier hard et vie de famille ?
Mon mari est super fan de musique, et il me pousse tout le temps lorsqu’il s’agit de se rendre en répète. Il essaie également d’assister à nos concerts, même quand c’est à l’étranger ! Peu de mères pourraient avoir le temps de jouer dans un groupe, sans compter que mon blog, Food & Fuzz, et mes activités au sein de Cold Smoke Records me prennent également beaucoup de temps. Heureusement, la musique fait réellement partie de notre vie familiale, ma fille vient de commencer la guitare, et mon fils s’appelle même Lemmy. Ma famille me pousse tellement que c’en est presque un membre du groupe.

Ton label soutient la scène suisse, est-ce que tu apprécies cette dernière ?
Oui, on lui est très reconnaissants, elle est prometteuse. C’est particulier : tout le monde se connaît, et les gens se filent sans cesse des coups de main.

Tu as passé le cap des 30 ans, y aura-t-il un âge où il faudra arrêter le rock ?
Non, impossible ! (rires) Avec l’âge, tu écoutes de plus en plus de trucs, et ton style ne cesse de s’affiner. Dans quinze ans, je ne ferai pas le même rock que je produis aujourd’hui, et tant mieux !  

www.dogdays.band

Une réponse

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publié.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.