Des sons techniques que nous offre cette divine machine. Ils auront mis du temps à sortir de sous terre, et voilà qu’aujourd’hui, il est impossible pour nous, simples mortels, de stopper les rouages terribles et puissants de ce mécanisme indestructible. Ne vous laissez pas attendrir par sa carapace lisse et esthétique, ses composants sont d’une complexité pouvant vous faire perdre la tête.

Ce que vous dégagez est extrêmement puissant, on sent que vous êtes dans un perfectionnisme total, c’est super agréable à écouter.
Steph : Oui c’est vrai qu’on a pas mal de perfectionnistes dans l’équipe… (rires)

Même que vous poussez un peu trop.. ça manque de saleté.
Morty : Le batteur n’est pas triggé donc c’est assez sale de base. On ne va pas mal jouer pour que ce soit ‘grossier’ !
Steph : C’est un choix artistique dans le sens où Morty passe beaucoup de temps à chercher des sonorités bien précises. Lui, c’est le perfectionniste instrumental.

Ouais, c’est de pouvoir transmettre sa musique avec une certaine finesse finalement.
En fait, on veut casser des nuques, mais en finesse, avec précision. L’idée, c’est qu’aujourd’hui on a accès à du matériel de super bonne qualité à des prix relativement bas et tu as des groupes comme nous qui ne sont plus obligés de se balader avec le backline d’amplis de la mort qui pèse dix milles kilos, juste avec un petit machin numérique.

Tu parlais de cette évolution avec la technologie, l’électronique, est-ce que ça se ressent dans l’évolution du groupe ?
Le délire de base, c’est ça : ‘Deus Ex Machina’, l’opposition entre le divin et la machine’. C’était intéressant de faire confronter ces deux univers. J’aime bien quand les ambiances racontent des trucs, donc on a ce côté divin dans les paroles et les ambiances musicales, et mécanique dans cette propreté nette.

Tu as quand-même besoin d’avoir ce côté : ‘c’est palpable mais en même temps, j’ai besoin de me laisser transcender par ça’ ?
Complètement ! Je crois que tu as tout compris ! Ce que je trouve cool, c’est que nous sommes un groupe plutôt axé technique. J’aime bien quand la musique raconte quelque chose. C’est ça le côté un peu organique, sale, enfin je sais pas. Le divin serait un peu le côté émotionnel de la musique, et la machine, c’est ce que nous on aimerait bien être… Jouer comme des machines. [Justine Aviolat]

Nom de l’album : ‘A new world to come’

Label: Autoprod

Site : http://www.deusexmachinamusic.com

Note : 5

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