À l’occasion du Greenfield 2019, nous avons rencontré les Suisses de Cellar Darling. Un moment très sympathique avec un débat inattendu et enflammé !


Vous venez de finir votre concert, comment c’était ?
Tous : C’était top !

C’est dur de jouer sur une scène aussi grande comparé aux clubs ?
Ivo : oui

En quoi c’est différent ?
Ivo : C’est plus grand (rires) ! On n’est pas beaucoup sur scène, donc c’est un peu bizarre. Personnellement, je préfère les concerts plus intimistes mais aujourd’hui c’était cool. Le public et l’ambiance étaient super.
Anna : les montagnes ont aidé !

Ça vous a fait vous sentir à la maison…
Tous : Oui !

Comment se passe la compo chez Cellar Darling ?
Anna : C’est toujours très différent. Je pense que je peux parler au nom de tous en disant qu’aucun des trois peut s’assoir à une table et dire « maintenant je vais écrire une chanson » comme on décide de faire ses devoirs ou sa lessive. Ça doit être une impulsion, une idée qui arrive de nulle part, aux toilettes ou pendant une randonnée par exemple. C’est comme ça qu’on crée la structure principale des morceaux. Ça vient de l’un d’entre nous et puis on se retrouve au local et on travaille ensemble. Comme un groupe de rock.

Vous avez sorti un nouvel album cette année, comment a-t-il été accueilli par le public ?
Merlin : Jusque-là, bien. On est toujours contents de voir que ça plaît. Tu ne peux jamais savoir, surtout parce qu’on n’a jamais de plans. On fait les choses au feeling donc il y a toujours un risque.

Vous vous préoccupez des commentaires sur les réseaux sociaux ?
Merlin : On les lit tous et on se souvient des gens (rires) !
Anna : Je ne les lis jamais. Ça sert à rien, on ne perd que du temps. Ce que les gens écrivent sur Internet ne doit pas t’affecter. Mais je le faisais au début. J’ai mieux à faire maintenant.
Merlin : Mais ceux que j’ai lus étaient bons.
Anna : Ceux que tu as écris ! (rires)

Vous avez déjà des nouveaux projets en tête ?
Anna : Pas vraiment. On va peut-être travailler sur des cover dans le futur. Mais pour l’instant on veut jouer ce nouvel album. On travaille sur une nouveauté pour le live mais je veux pas en dire plus car si on n’y arrive pas ce sera embarrassant (rires).

Votre meilleur souvenir dans un festival ?
Ivo : J’en ai pas (rires). Je ne vais pas vraiment à des festivals. On joue dans tellement de festivals que quand on a du temps libre, on n’a pas forcément envie d’aller dans d’autres festivals.
Anna : En fait, Rock Power aux États-Unis, c’était cool. C’était bizarre car c’était un festival, mais c’était comme un concert dans un club. C’était très intimiste, et même le staff était super gentil. Ils nous ont dit que si on faisait un cover de Africa de Toto, ils feraient tout leur possible pour nous reprogrammer.
Ivo : Ah bon ? Je ne savais pas ça ! (rires)
Merlin : Pourquoi tu ne nous as rien dit ? J’adorerai faire ça ! (rires)
Anna : Mais ils l’ont dit !
Merlin : Alors notre prochain projet sera de faire une cover d’Africa. Vous pouvez dévoiler cette information (rires).

Greenfield 2019 – Cellar Darling ©Nicolas Keshvary

Vous vous souvenez d’une rencontre qui vous a marquée dans un festival ?
Ivo : Ozzy Osbourne m’est passé à côté…
Merlin : C’est cool qu’il puisse encore marcher (rires) ! C’est cool, quand tu es musicien, de voir des groupes que tu apprécies ou que tu admirais quand tu étais ado. Ça m’est arrivé quelques fois. Tu les croises en backstage et tu perds un peu tes moyens. Mais en même temps, je n’ai pas envie de les rencontrer car parfois c’est des abrutis et je n’ai pas envie de le savoir. Alors je les regarde et je pars du principe qu’ils sont sympas (rires).
Anna : On est trop timides pour aller leur parler…
Ivo : Je les laisse tranquilles car j’aime qu’on me laisse tranquille.
Anna : Oui, on est Suisses (rires) !

Bon, c’est bientôt l’été : vous continuez à carburer à la bière ou vous passez aux cocktails l’espace de quelques mois ?
Merlin : Les cocktails c’est mal (rires).
Anna : Je bois toujours du vin.
Merlin : Je bois du whisky et je pense que rester sur ce que tu connais, c’est la meilleure chose à faire (rires).
Ivo : J’aime la bière. En hiver et en été.
Anna : Mais les cocktails, c’est bon l’hiver aussi !
Merlin : En fait, j’essaie de rester à l’écart des cocktails. Je crois que je me fais vieux… C’est trop sucré…
Ivo : Mais au Brésil tu dois boire des caïpirinhas !
Merlin : Au Brésil… Oui, bon, le Brésil c’est une exception (rires).

Licorne ou sirène ?
Anna : Licorne.
Ivo : Licorne.
Merlin : Est-ce que je veux être une des deux ou en avoir une des deux ? C’est une question difficile !

Peu importe !
Merlin : Je crois que je préfèrerai être une sirène mais avoir une licorne. En plus, tu ne peux pas vraiment avoir une sirène parce que c’est pas comme un animal de compagnie. Donc, avoir une licorne comme animal de compagnie mais être une sirène.
(silence)
Merlin : (à Anna) Tu serais une licorne ?
Anna : Oui ! Les sirènes, c’est genre « WTF are you ? Est-ce que tu peux te décider » ? (rires) Tu peux nager et dès que t’es sur terre t’es là uhm uhm (ndlr : imitation d’un poisson échoué sur le sec qu’on ne peut malheureusement pas vous retranscrire mais qu’on vous laisse imaginer) (rires). Et les gens autour de toi font leur vie et toi t’es là « je ne peux pas avoir de vie ».
Bat : Ok. (rires)
Anna : Mais j’aime bien le film, La Petite Sirène. Mais elle devient humaine à la fin… Ah non… C’est une humaine ou une sirène au début ? Bref, question suivante ! (rires)

Une chanson pour décrire le Greenfield ?
Anna : Avalanche ! Même s’il n’y a pas d’avalanches en ce moment…
Bat : Oui, on n’a pas joué assez fort… (rires)

cellardarling.com

Notre review du concert de Cellar Darling au Greenfield

Greenfield 2019 – Cellar Darling ©Nicolas Keshvary

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