Ils ont passé la frontière sans incident majeur dans notre fortesse en Europe et ont manqué un passage aux headquarters de Paiste, leur endorsement le plus frais. Tout ça pour se retrouver sous la tente presse avec des bruits de tracteurs et de concert en fond. Carnation, c’est un interview au Meh Suff Festival dans la bonne humeur avec un groupe plein d’avenir. 


Comment avez-vous formé votre groupe ?

[Simon, voix sur scène et majoritaire de cet interview]: On a commencé officiellement en 2013, mais les premières répétitions ont déjà eu lieu en 2012 avec un line-up réduit. C’est Jonathan (guitare) qui a eu l’idée de former un groupe de death comme projet secondaire comme nous étions tous dans des groupes différents.  Il a contacté les gens avec qui ils voulaient travailler, et on a direct commencé à faire des répétitions et écrire des chansons. On s’est vite rendus compte que ça allait devenir notre projet principal.

Vous avez fait beaucoup de tournées. Quels ont été vos plus grands succès ?

Simon: Pour moi personnellement, c’était le live au 70 000 Tons of Metal, mais vraiment toutes les tournées étaient vraiment cool. Nous sommes allés au Japon, au Brésil, en Europe, etc. On s’améliore à chaque tournée, donc c’est vraiment sympa. Nous allons d’ailleurs retourner au Japon le mois prochain, on se réjouit vraiment !

Quelle est la différence en jouant au Japon plutôt qu’à d’autres endroits ?

Simon: Le Japon, c’est très organisé. Ils sont très stricts sur le timing et ce genre de chose, ce que nous apprécions vraiment. On a eu l’inverse radical au Brésil ; juste du pur chaos. (rires) Par exemple, quelqu’un vous dit qu’on vient vous récupérer à 2 heures, et finalement le chauffeur arrive à 4 heures. Peut-être. (rires)
Mais le public est incroyable partout. Ils sont tous au taquet ; le death metal c’est quelque chose d’universel.

Quelles sont les salles les plus bizarres dans lesquels vous avez joués ?

[Groupe entier]: Ouuuuf, on en a eu des paquets ! Mais je dirai que le Brésil remporte le prix à ce niveau-là. A Rio de Janeiro par exemple, ils nous ont demandé de ne pas sortir de la salle; on risquait de se faire tirer dessus. Sur la porte de sortie, il y avait juste un signe qui indiquait ‘pas d’armes à l’intérieur’, c’est quand même bien flippant. On a aussi joué dans un local de répèt au Japon qui se trouvait au 14ème étage d’un bâtiment. Franchement, ils avaient du très bon matériel, donc on n’a pas dû transporter tout le nôtre dans l’ascenceur.
Mais il faut dire que le 70 000 Tons of Metal, c’était aussi très spécial. On a dû bloquer la batterie au sol avec des sacs de sable, et on voyait le public qui se déplaçait au rythme de la houle. (rires)

Quelles sont vos prochaines grandes étapes de tournées à part le Japon ?

Simon: On va aussi se rendre au Royaume-Uni le mois prochain. On aura quelques festivals l’année prochaine, mais on va principalement se focaliser sur le nouvel album en premier. Après cela, on ira partout où on devra être.

Parlant du nouvel album: au début de l’été, vous avez commencé à travailler dessus. Comment ça avance ?

[Simon, complété par le groupe] : Ça avance pas mal. On a six chansons entièrement écrites à l’heure actuelle, et on veut encore en ajouter quatre de plus. On est en préproduction pour les six premières, et ça sonne bien. Nous sommes très heureux avec le résultat actuel. Les quatre autres sont en cours et devront être tout aussi bonnes pour avoir un album solide. On aime prendre notre temps ; on valorise la qualité plus que la quantité. Malgré tout nous avons une deadline : nous commencerons à enregistrer l’album en février, et nous nous attendons à une sortie en septembre 2020.

Comment est la scène metal en Belgique, surtout pour le death metal ?

Yarne, complété par Simon : Pour nous, c’était assez simple. Il n’y a plus beaucoup de groupes de death. Enfin si, des groupes underground, mais la majorité c’est du heavy maintenant. Comme nous avons beaucoup de bons et gros festivals comme le Graspop ou l’Alcatraz auxquels nous avons eu la chance de jouer, cela nous a donné une belle visibilité. La Belgique c’est un marché important pour nous, mais nous essayons de nous focaliser plus sur l’Europe entière.

En ayant déjà joué en Suisse, comment trouvez-vous le public ?

Simon: Nous sommes passés par la Suisse à deux reprises durant des tournées européennes, nous avons joué une fois à Berne et Lucerne. Franchement, le public suisse est un bon public ; on se demande ce que ça va donner ce soir ici. Comme nous faisons la clôture, on espère juste qu’il ne va pas pleuvoir et que le public restera jusqu’à la fin.

Et la dernière question qui fâche : quel chocolat est meilleur, le suisse ou le belge ?

[Rires, groupe entier]: Ooooh ! Merci pour l’interview, c’était très sympa. Non, les deux sont très bons, mais très différents l’un de l’autre. La réponse diplomatique par excellence ! On aurait presque dû faire un taste test pour les départager. Une prochaine fois.

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