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L’univers de l’art se présente trop souvent comme une nébuleuse à l’accès hermétiquement fermé. Pour contourner cette abrupte réalité, il existe des alternatives. Nous sommes allés voir ce qu’il y a derrière la porte de la Next Door Gallery.

Lors de notre visite en septembre, la galerie affichait une expo nommée ‘The Baber Shop’, une ode à la barbe et à l’art du rasage. Javier Varela, l’un des co-responsables de la galerie, répond à nos questions.


Qui est derrière la galerie ?

Au départ, nous étions quatre et nous sommes maintenant trois : Giovanni Guida, Claude ‘Da Black Sheep’ Morabito et moi. Nous avons lancé la galerie en novembre 2013. Comme nous sommes aussi créateurs, nous avions constaté qu’il y a avait un manque de galeries alternatives et pas de lieu pour exposer. Pour nous, difficile de passer les portes de certaines galeries sans être regardés comme des Aliens. Nous avons voulu essayer d’ouvrir une galerie qui regroupe des formes d’expression qui n’ont pas forcément leur place dans les galeries traditionnelles et auxquelles nous adhérons, comme l’art urbain, le graffiti, le tattoo, le kustom, etc. Il nous est également arrivé de présenter du contemporain, de l’abstrait et de la photo.

Le monde de l’art est vraiment hermétique ?

Oui, à notre niveau il est totalement hermétique et nous n’avons pas notre place dans la plupart des galeries. Nous fonctionnons vraiment au coup de cœur et ne regardons pas la côte ou le listing des expos déjà faites par les artistes, ça nous plait avant tout, ou pas. Nous faisons essentiellement ça pour le plaisir, pour avoir un lieu, le faire vivre et proposer à des gens de pouvoir exposer, et avons tous gardé une activité à côté. Nous avons été étonnés du nombre de personnes qui ne sont jamais exposées alors qu’elles créent dans leur coin, dans leur cave, dans leur cuisine des œuvres de qualité. Nous nous sommes aperçus que l’on répond vraiment à une demande et beaucoup de gens viennent nous voir pour présenter ce qu’ils font et participer à des expos.

Ça fonctionne comment ?

Il y a plusieurs formules, mais cinq à six fois par année nous organisons des expos collectives. En début d’année, les thèmes et appels aux artistes sont lancés. Pour une expo solo il faut quand même avoir les épaules plus solides, un projet clair et une certaine maturité. Pour les créateurs «occasionnels» les expos collectives sont une bonne alternative, avec des thèmes comme le Barber Shop, Major Arcana sur les arcanes majeures ou Memento Mori. Nous avons des artistes qui ne travaillent avec nous que pour les expos collectives, c’est un challenge, ça leur donne des idées et ça les fait sortir de leur zone de confort.

C’est payant pour exposer ?

Pour les expos collectives nous demandons une participation, pour couvrir les frais de promotion et de vernissage, entre autres. Nous nous chargeons de l’accrochage, du décrochage et de la permanence. Pour les expos solos, tout est discutable et nous proposons diverses formules de location, participation, etc.

Et pour exposer à la Next Door Gallery ?

Les intéressés peuvent nous envoyer un mail (contact@next-door.ch) avec portfolio ou passer nous voir.

facebook.com/NextDoorGalleryGeneva

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