Sur la longue et tortueuse voie karmique et historique de ce groupe emblématique de black et death metal, certains albums ont fait scintiller leur talent largement plus que d’autres. Cette nouvelle pierre vient porter plus haut dans leur grandeur les voies impénétrables du sacré et de la maestria. Rappelant par moment des albums comme ‘Black Water Park’ des Suédois d’Opeth, la limpidité de ce 12 titres n’a d’égale que sa profondeur. Une merveille donc ! L’équilibre dans les ténèbres est une clé qu’il faut maîtriser au-delà de tous les artifices médiatiques de rigueur, hélas, bien que l’équipe de Nergal joue habilement avec son public comme avec ses détracteurs. Dans tous les cas, un album annonce en principe une tournée. Du coup, que l’on aime ou pas l’intégralité de cette galette (et, franchement, faut avoir les esgourdes bien vermoulues pour passer à côté de ce bijou) voilà un prétexte supplémentaire pour se soustraire aux obligations de la réalité quotidienne et guetter fébrilement l’occasion de les revoir sur scène. Avec un mélange subtil de backgrounds lyriques, de mélodies envoûtantes, de growl percutant et de rythmes aussi lents que gras, les seigneurs des ténèbres prouvent une nouvelle fois leur supériorité. Non, mais sans déconner, ignorer un truc pareil, c’est un crime contre l’humanité, une trahison à la petite semaine, un foutage de gueule que même un Genevois ne saurait assumer ! Je suis sûre que même Christine Boutin n’oserait pas s’évanouir sans passer de vie à trépas en écoutant un projet aussi abouti. Bref, ‘I Loved You At Your Darkest’, c’est si bon qu’on en reprendrait bien une tranche.

Note : 5/5

www.behemoth.pl

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