Une récente étude de l’université de Londres aurait démontré que les chèvres sont plus attirées par des visages heureux que tristes. Quant à trouver ce qui attire ledit visage heureux aux chèvres, les options sont multiples : leurs yeux sataniques en forme de fentes, dignes de Sauron ? Leurs sauts de cabri imprévisibles, leurs barbiches ? On ne saura pas ce qui aura convaincu ce quatuor de Zürich pour nommer ainsi leur groupe de grunge, mais ce qu’on sait : c’est que leur premier album vous filera définitivement le sourire. Inspirés par la scène grunge US des années 90, ils ont bien l’intention de faire autre chose qu’un simple voyage nostalgique et une ode à Kurt Cobain. Certes, on y retrouve les éléments clés du genre : un rythme mid-tempo, des riffs plutôt gras avec un accent mis sur les lignes de guitares, un son un peu garage, un tout plus sombre que du punk, mais moins violent que du metal. En revanche, ils s’inspirent du metal pour ce qui est d’apporter un peu de sel à leurs compos avec des soli de guitare bien pensés, qui restent grunge dans l’esprit, en servant l’intérêt du morceau plutôt qu’en exposant la virtuosité du musicien. Ajoutez à ça une belle versatilité du chanteur, qui semble à l’aise tant dans ses lignes mélodiques que dans ses parties plus rocailleuses. On sent encore cette volonté de faire du neuf en incluant sur « Firefish » par exemple cet étrange passage tout de voix robotique. Bref, du grunge à la sauce 21ème siècle, pour le meilleur et pour le pire. Bon, maintenant avec votre beau sourire béat, allez m’dire bonjour à ces chèvres !

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