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Les coreux anglais d’Architects sont revenus une énième fois au Kofmehl de Soleure, visiblement une salle appréciée par le groupe, afin de défendre leur nouvel album ‘Lost Forever//Lost Together’ sorti au printemps. Rencontre avec le chanteur/screamer Sam Carter pour parler des nouveaux titres, des américains et de l’emo-rock…


Votre nouvel album est sorti il y a tout juste un mois, comment te sens tu ?
Sam (chant) : Super, notre tournée européenne prend fin mais on a vraiment vu la différence entre les concerts du début et ceux de ce dernier mois, depuis que l’album est sorti. Les fans commencent à chanter avec moi les paroles des nouvelles chansons, c’est beaucoup plus excitant. En tout cas c’est ce qui me fait vibrer pendant un concert, je me fiche que les gens sautent ou fassent des pogos, tant qu’ils chantent avec toi il y a une atmosphère particulière qui se crée et qui rassemble tout le monde.

Vous êtes d’ailleurs en train de vous défendre en tant que tête d’affiche dans des villes européennes dans lesquelles vous n’êtes jamais allés auparavant…
Oui c’est génial et tout se passe comme jamais on n’aurait pu l’imaginer. On était au centre de la France hier, à Clermont Ferrand il me semble, et le public était juste dingue ! On ne pensait pas trouver des fans là bas. Pareil pour Barcelone, c’est une ville qu’on adore et dans laquelle on n’avait jamais eu l’opportunité de jouer auparavant. Maintenant c’est chose faite ! Pour ce qui est de la Suisse c’est différent, on aime tellement cette salle et ce public qu’on retourne toujours au même endroit à chaque fois qu’on sort un album (rires).

‘Lost Forever//Lost Together’ votre nouvel album semble beaucoup plus sombre que le précédent…
Complètement ! C’est assez similaire au niveau de ma façon de chanter ou de crier mais je pense que musicalement on est allé explorer des terrains plus lourds, plus pesants avec des parties instrumentales assez progressives. Au niveau des paroles je pense également qu’on parle de sujets plus sensibles que les anciens albums… Je n’ai que 25 ans mais je muri d’années en années (rires). Mes paroles évoluent avec moi.

Sam Carter

C’est d’ailleurs la première fois que vous faites une pré-production de l’album à la maison avant d’aller en studio. Vous aviez besoin de temps pour obtenir ce que vous vouliez ?
Peut être, pour nous c’était un album très important avec un son particulier, je voulais aussi prendre mon temps pour savoir exactement comment je voulais que mon scream sonne. Dans les albums précédents j’avais une voix chantée plus claire, ici je voulais la rendre plus rauque tout en restant catchy. J’ai beaucoup changé ma façon de chanter durant ces dernières années, c’est surtout du au fait que quand j’ai commencé Architects je n’étais encore qu’un ado. Mais j’aime aussi beaucoup me donner des challenges personnels et essayer d’atteindre des notes que je n’arrivais pas à faire avant.

Côté composition, comment faites vous pour écrire des chansons aussi compliquées rythmiquement ?
Tom (le guitariste) écrit toute la musique, je n’arrive toujours pas à comprendre comment (rires). Mais on amène tous notre patte et notre façon de composer a changée depuis plusieurs albums. On a plus vraiment de référence, on ne se dit plus ‘Je veux que ça sonne comme ce groupe’. Après six albums je pense qu’on a trouvé notre son, on sait exactement comment doit être une chanson d’Architects.

Deux titres du dernier album m’ont marqués : ‘C.A.N.C.E.R’ et ‘Broken Cross’. Peux tu m’en parler ?
Pour ‘C.A.N.C.E.R’ c’est Tom (guitare) qui a écrit les paroles. Il a malheureusement été atteint d’un cancer de la peau ces dernières années, ça a été un moment très difficile pour lui et très effrayant pour nous tous. Après plusieurs opérations il va mieux mais a voulu parler de cette expérience dans une chanson. Pour ‘Broken Cross’ c’est tout simplement ma chanson préférée du dernier album. Je la trouve incroyable, tellement puissante et tellement efficace en live.

sam-carter-architects

Vous n’en avez pas marre d’être qualifiés comme les petits frêres de Bring me the Horizon parce que vous êtes anglais et faites du hardcore ?
Non je n’en ai jamais marre. Ils ont commencé presque au même moment que nous, on est très amis, on a joué tellement de fois avec eux, fait des featurings… Les gens savent d’ailleurs qu’on est potes donc pour nous c’est ce qui compte. En plus avoir l’occasion de partager la scène avec des mecs comme ça qui jouent dans le même style que toi c’est toujours un plaisir.

Et qu’on qualifie le hardcore-metalcore de rock émotionnel ?
Oh tu sais je ne m’en plains pas, je suis d’ailleurs assez d’accord avec ça et je l’assume. Ça se ressent aussi dans ma manière de chanter et d’écrire mes paroles. Si des gens nous qualifient comme ça et trouvent qu’on fait du metal émotionnel et bien je le prends très volontiers.

Après votre tournée européenne vous partez au Etats Unis. Que penses tu du public américain ?
Je le trouve très difficile. Ils ont tellement de groupes comme nous qui viennent qu’ils en deviennent un peu blasés. Il y a d’ailleurs beaucoup moins de fans qui se déplacent ou qui ont les moyens de se payer la place de concert. Ils vont voir tellement d’autres groupes avant toi qu’ils doivent faire des choix. C’était difficile au début, maintenant on commence à se faire un nom et les fans sont un peu plus au rendez vous. On est de toutes manières ravi d’aller là bas et de pouvoir jouer, c’est toujours mieux de donner un concert que de rester chez soi à rien faire non ? (rires)

FICHE CD :
Lost Forever//Lost Together
Epitaph
10 Mars 2014

Architects_-_Lost_Forever_Lost_Together

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