Dare est censé être un album conceptuel. Quatre fois quatre morceaux sur un album avec un titre en quatre lettres. On pourrait se demander si c’est vraiment assez pour un concept : du point de vue des paroles, les sujets sont pas vraiment uniformes non plus. Ils vont de la dépression à la maladie, de mécompréhensions à des rêves d’enfants, jusqu’à l’échec. Ce qu’on ne peut pas contester en revanche c’est que le premier (et malheureusement dernier) album du groupe suisse-allemand est à la fois fascinant et intense. Impossible de savoir à quoi le prochain morceau va ressembler. L’album commence avec le mouvementé, mais aussi atmosphérique « Peaks ». Le chanteur Lorraine Dinkel tend parfois vers un style Mars Volta avant de laisser retomber la pression. « Uh-Oh » propose des guitares frissonnantes similaires à Sonic Youth, accompagné du chant versatile de Dinkel. Beau contraste. « Using You » surprend avec des lignes de basses funky et une diversité rythmique. « IIII » sonne de façon aussi bizarre et expérimentale que le titre le suggère. « Hollywood » contraste avec le titre précédent grâce à son clavier kitsch. « Wolf » est presque un morceau dansable d’électro. Et « Not asking for it » revient à Mars Volta et un côté plus dur, qui dévoile un aspect plus sauvage de Lorraine Dinkel. À la fin de Dare, on est autant confus que diverti, à la façon dont Gang of Four l’entendait sur leur album Entertainment. Un divertissement imprévisible !

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Note : 4.5/5

Traduit de l’anglais par Chiara Meynet

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