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Quelques jours avant la sortie du dixième album du groupe suédois, nous avons passé quelques minutes avec Olavi Mikkonen, le guitariste du groupe depuis ses débuts en 1992, pour parler du premier album concept de la formation, ‘Jomsviking’.


‘Jomsviking’, votre dixième album, est le premier vrai ‘album concept’ du groupe. Pourrais-tu nous parler un peu de ce projet ?
Comme tu l’as dit, c’est notre premier album concept. C’est Johan Hegg (ndlr : le chanteur) qui a écrit cette histoire à propos d’un jeune homme qui a accidentellement tué quatre personnes de son village et qui va devoir se battre pour sa vie. Il rejoint les ‘Jomsvikings’ qui sont les mercenaires de la période viking et va devenir un homme.
En fait, cet album est comme un film. On avait l’histoire et ce fut à nous de composer la ‘bande originale’ de ce récit. C’est vraiment l’approche que nous voulions.

Est-ce plus difficile de faire un album avec cette contrainte ? Ce côté ‘très cinéma’ comme tu l’expliques ?
L’histoire était là, il fallait trouver la bonne musique pour le bon moment. C’est un passage triste ? Il nous faut une musique triste. C’est un moment brutal, il nous faut des trucs brutaux. On a dû travailler plus dur, mais, en tant que groupe, cela nous a permis de communiquer largement, de faire des brainstorming dans tous les sens. On a bien plus travaillé ensemble que les albums précédents et c’était vraiment fun.

Cette histoire provient-elle d’une histoire vraie ? Ou d’un conte ?
Il y a un livre sur les Jomsvikings, mais c’est bien Johan qui en a fait sa propre version. Il a créé des personnages de fiction, mais les Jomsvikings existaient bel et bien, ils ont fait de nombreuses guerres, combattu à côté de beaucoup de rois. On s’est inspiré de l’histoire originale pour en faire une fiction ; c’est vraiment Johan le spécialiste de ces récits.

Pour en revenir à l’album, pourquoi avoir attendu les vingt-quatre ans du groupe pour sortir votre premier album concept?
Nous en avions déjà parlé dans le passé, mais nous n’avions pas une histoire suffisamment convaincante. Il te faut un sacré scénario pour tenir sur dix, onze chansons sur un album. C’était vraiment la condition pour le faire. Je pense aussi que, quand tu souhaites faire quelque chose, il faut le faire bien dès le début. C’était le bon moment cette fois-ci.

Votre précédent batteur, Fredrik Andersson, est parti peu avant ce nouvel album. Vous avez donc dû faire appel à un batteur extérieur (ndlr : Tobias Gustafsson du groupe Vomitory) pour l’enregistrement. Comment cela s’est-il passé ?
Il faut savoir que nous sommes amis depuis de nombreuses années avec Tobias et que c’est un excellent batteur. Il était donc très facile de travailler avec lui car nous le connaissions. L’ambiance fut vraiment au rendez-vous et je pense que nous avons tous passé d’excellents moments.

Amon Amarth existe désormais depuis vingt-quatre ans, comment vois-tu l’évolution du groupe et du metal en général avec ce recul ?
Je n’essaie pas vraiment de réfléchir là-dessus. Je ne sais pas trop quoi te répondre en fait (rires). Pour moi, nous avons tous grandi dans Amon Amarth comme un groupe, tout en franchissant les étapes à notre rythme. Nous ne sommes pas devenus connus en l’espace d’une nuit. Tu sais, je ne me considère pas comme une rock star. Je suis juste un gars normal qui travaille dur et c’est vraiment génial que cela marche, que le public soit réceptif à notre musique.

Tu dis être un gars normal, mais entre nous, est-ce que les membres du groupe ‘jouent’ aussi aux Vikings à l’extérieur des shows ? Johan Hegg boit-il tous les jours dans sa corne ?
(Rires) Johan est vraiment le Viking. Il l’est au quotidien et ce n’est pas un rôle ! Moi, je suis définitivement normal. Je prends la voiture ou le bus pour me rendre en ville, je n’ai pas de cheval ou d’épée pour tuer des ennemis dans la rue.

Si on parle de toi justement, tu es dans le groupe depuis sa création en 1992. Toujours aussi motivé de jouer avec ces mecs et de faire des albums ? Un onzième peut-être ?
Oui, je l’espère ! Nous avons tous un vrai bon feeling, on a tous le même but dans le groupe. Nous sommes tous amis depuis si longtemps, mais on a toujours du plaisir à travailler ensemble, à tourner ensemble. Nous sommes encore en pleine forme et l’énergie tellement positive que nous recevons nous aide vraiment. J’espère qu’il y aura d’autres albums, mais on ne sait jamais ce qui peut se passer.

Cet été, le 10 juin pour être précis, vous allez venir en Suisse jouer au Greenfield. Connais-tu un peu la Suisse ? Que ressens-tu par rapport à ce festival ?
Nous avons souvent joué en Suisse. Les gens sont tellement accueillants avec nous et le pays est magnifique. Par contre, nous n’avons jamais joué au Greenfield et de nombreuses personnes nous ont dit qu’il s’agissait d’un cadre magnifique. On se réjouit déjà de pouvoir venir y jouer notre nouveau show !

Vous êtes connus pour avoir de grandes scènes – on se souvient du bateau et des guerriers sur scène à Wacken. Avez–vous prévu quelque chose de nouveau pour cette tournée ?
Oui, nous sommes en train de la préparer, toute la production. Cela fait du bien et on se réjouit à l’idée de la dévoiler aux gens. J’espère que cela leur plaira.

En Suisse, nous avons une très belle scène de metal mais qui a de la peine à s’imposer. Aurais-tu des conseils pour ces jeunes artistes en herbe ?
Je pense que la chose principale est de faire ce que tu aimes, peu importe ce que les gens te disent. Continuer de jouer, de faire des concerts. Ce n’est bien sûr pas facile d’être connu, mais il faut surtout faire les choses que vous aimez, ne jamais baisser les bras et surtout avoir du fun dans ce que tu fais.

Avez vous des influences spéciales pour le groupe ? Je sais, par exemple, que votre nom, Amon Amarth, est en fait le nom original de la Montagne du Destin dans ‘Le Seigneur des Anneaux’.
Oui, tu as raison sur le nom. Nous l’avons pris car il sonnait vraiment cool, mais nous n’avons rien à voir ni avec J.R.R Tolkien (ndlr : l’auteur du « Le Seigneur des Anneaux »), ni avec son univers. Amon Amarth sonnait vraiment cool.

Pour terminer, as-tu quelque chose à dire à tes fans helvètes ?
Oui ! Si vous n’avez pas la chance de nous voir au Greenfield, je peux déjà vous assurer que nous serons de retour à l’automne en Suisse avec une tournée comprenant pas mal de dates. Ce sera vraiment cool, nous avons hâte de vous voir ! Nous serons également dans la partie francophone ! [Robin Jaunin]

www.amonamarth.com

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