L’Australienne ne voulait sortir qu’un EP, et s’est pourtant retrouvée avec ‘I Love You like a Brother’ , un bon gros album sous le bras! Retour sur des débuts sur des chapeaux de roue…

Au premier abord, on ne peut s’empêcher de te décrire comme la nouvelle Courtney Barnett.

Ouffff…. Je sais pas… On peut toujours rêver !

Plus sérieusement, tes paroles sont au coeur de ton travail. Tu écris de manière naturelle, rien qu’en observant ce qui se passe autour de toi, ou est-ce un travail de réflexion profonde ?
Je n’y réfléchis pas trop. Je pense plutôt que je prend les infos comme elles sont, et les transforme en métaphore. J’aime communiquer de manière directe et franche de manière quotidienne, donc cela découle tout naturellement dans ma musique. J’adore écrire des paroles, donc ça fait toujours plaisir de voir que les gens les considèrent comme la matière première de mes morceaux.

Tu as sorti un EP l’année dernière : quand as-tu trouvé le temps d’écrire un album complet ?
L’idée même d’un album n’était pas sur la table quand je sortais mon EP ! Le plan, c’était d’avoir deux-trois autres EP et sortir quelque chose plus long plus tard. ‘B-Grade University’ m’a aidé à atteindre plein d’objectifs que je m’étais fixée. Donc j’ai commencé à considérer un album complet, et sûrement pour le meilleur ! C’était une superbe expérience et je me réjouis déjà du prochain album !

Tu écris beaucoup sur des films et des réalisateurs.
Je ne suis pas gaga de films, du coup je ne comprends pas pourquoi il y a autant de références à des films dans mes chansons ! Cela doit venir du fait que j’ai un monde très visuel. J’ai toujours un petit cahier dans lequel j’écris quand je regarde des films. Cela me fait penser à des scénarios et des mondes sous un angle différent… littéralement !

Tu viens d’Australie, mais tu as beaucoup tourné. Comment tu vois la scène musicale australienne ?

Je suis très fière d’en faire partie. Elle paraît très petite pas rapport au reste du monde, mais l’Australie soutient beaucoup ses artistes. C’est génial de voir autant de bons artistes sortir sur le grand marché. Je pense que la musique australienne a beaucoup a offrir, et le reste du monde fait bien de s’en apercevoir.

‘I Love you like a Brother’ pourrait être un album de transition vers l’age adulte. Quel conseil pourrais-tu donner aux jeunes adultes ?
Si tu penses à faire quelque chose mais le repousse toujours, prends ton courage à deux mains et fais-le. Écrire une chanson, cuisiner une pièce-montée, fonce et regarde ce qui se passe. C’est pas grave si cela ne se passe pas comme prévu. La vie est trop courte pour ne pas cuisiner une pièce-montée de dingue.

Tu as réussi à passer de petits boulots à être musicienne à 100%. Tu vois ça comme un succès ?
Chacun a sa version du succès. Avoir un concert complet dans ton pub du coin, jouer à Coachella, tout est sujet à interprétation, et rien de cela n’est atteint sans travailler comme un fou et persévérer dans son travail.

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FICHE CD :
Nom de l’album : ‘I love you like a Brother’
Label : Dead Oceans
Note : 3,5/5