Une fois la salle tombe dans l’obscurité, trois rais de lumières nous rappellent que A-Ha, c’est Morten Harket (chant), Pål Waaktaar-Savoy (guitare) et Magne « Mags » Furuholmen (claviers).  Et il faut reconnaître que l’unplugged sied bien au trio norvégien (accompagné toutefois pour l’occasion de six musiciens supplémentaires). Car les chansons sont bel et bien là. Et la voix aussi. Quelle voix, d’ailleurs… Simplement hallucinante. Comme si le temps n’avait eu aucune emprise sur elle (ni, quasiment, sur Morten lui-même). Alors bien sûr, le groupe est d’une chaleur toute nordique et n’a pas beaucoup d’interactions avec le public. Mais c’est plus de la retenue qu’autre chose. Mags se donne d’ailleurs la peine de parler allemand à quelques reprises, ce qui est à l’évidence très apprécié. Mais clairement, ce soir, c’est la musique qui passe avant le reste. Et c’est un beau voyage, le plus souvent calme, et magnifiquement accompagné par les écrans géants diffusant beaucoup d’images de paysages qu’on imagine norvégiens. Le public aura toutefois l’occasion de se lever à une ou deux reprises sur des chansons plus rythmées, notamment ‘The Living Daylights’ qui conclut le rappel… sans que ‘Take On Me’ n’ait encore été jouée. Autant dire qu’il y a eu un second rappel – petits cabotins, va – avec cette fois-ci LE tube tant attendu, dans une version encore plus dépouillée que toutes les autres chansons de la soirée, le trio étant cette fois-ci seul sur scène. Et on dira ce qu’on voudra. Une grande chanson reste une grande chanson. Bref, c’était beau, c’était parfois émouvant, et ça valait la peine de se déplacer.

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