L’Impetus Festival, c’est une grande rencontre des musiques underground, qui se veut également festival itinérant avec des têtes d’affiches de renom (Ulver, Suicidal Tendencies pour ne citer que celles-ci). Rapide tour de table pour cette édition 2017 avec Laurence Vinclair (Les Docks), Dimitri (Le Bourg) et Rémi (Le Romandie) .

1. Si vous pouviez résumer l’Impetus en un mot?
Laurence: Intense
Dimitri: Eclectique
Rémi: Singulier

2. L’Impetus est l’un des rares festivals underground en Suisse. Ce genre musical semble être dénigré par l’Europe. Pourquoi d’après vous?
Laurence: Je n’ai pas la même impression vu le nombre de festivals qui représentent ces musiques, Roadburn, Desert Fest. pour ne citer que les plus connus… et le nombre de groupes qui existent!
Dimitri: En tout cas pas à Lausanne, puisqu’on a la chance d’avoir dans notre ville le LUFF et Impetus qui ont une belle réputation même au-delà de la scène dite ‘underground’. Peut-être que l’Europe devrait prendre exemple sur Lausanne et soutenir d’avantage la culture underground 🙂
Rémi: Ce genre est peut-être encore un peu dénigré en Suisse, mais est très bien représenté en Europe je trouve. Et il revient clairement en force, le but d’Impetus est de justement proposer une offre égale en Suisse.
 

3. En plus de voyager de ville en ville, vous programmez également dans des salles atypiques (Datcha, Bourg). Quels sont les défis majeurs?
Laurence: Le défi est d’attirer un plus large public, par exemple à La Datcha il n’y a quasiment jamais ce genre de musique programmée.
Dimitri: L’un des défis de la programmation d’Impetus est de trouver une programmation adaptée à chaque lieu et aux restrictions de celle-ci. Au Bourg, le principal problème réside dans les limitations sonores qui nous sont imposées. Cela complique pas mal notre travail de programmation, et encore plus dans le cadre d’un festival comme Impetus.
Rémi: Je pense que le public est friand d’expériences et de cadres inhabituels. Mais outre cette volonté, il y a également la réalité logistique à prendre en compte. Toutes nos idées ne sont pas forcément réalisables (demandes techniques, limitation des db, cachets demandés etc.).

 

4. Il doit y avoir de nombreuses demandes de groupes de tous les pays. Comment les choisissez-vous?
Laurence: Nous ne recevons pas encore autant de demandes que cela, nous échangeons nos idées et envies, et ensuite nous essayons d’avoir les groupes ciblés.
Dimitri: Si je réponds pour le Bourg uniquement : on a d’abord trouvé la tête d’affiche (Raime cette année, qui nous a été proposé très en amont), si possible une tête d’affiche qui a de l’actualité en ce moment, et on construit la soirée autour de celle-ci, en essayant de trouver une cohérence entre les groupes. Pour Kuro, ils tournaient à ce moment là, on voulait les faire depuis un moment au Bourg, donc c’était parfait. Pour Matt Jencik ça été un choix plus personnel. Son album sorti il y a quelques mois a été un gros coup de coeur. J’ai alors contacté le patron de son label (Hands In The Dark Records, un label français) qui était justement en train de travailler sur une première tournée européenne pile sur la période d’Impetus, bingo!
Rémi: C’est toujours difficile de trouver le bon équilibre entre les groupes qu’on estime intéressant et ceux qui peuvent ramener un peu de monde, sans proposer le même type d’artistes entre chaque salle. Et bien sûr, tous les groupes ne sont pas disponibles à cette période, c’est beaucoup de jonglage et de négociation.

 

5. Si vous aviez le plectre de la Destinée, que feriez-vous de l’Impetus?
Laurence: J’en ferai un rdv Suisse incontournable!
Dimitri: Je le doterais de plus gros moyens financiers
Rémi: Que le public soit au rendez-vous chaque année, sachant qu’il peut nous faire confiance sur la programmation.


IMPETUS FESTIVAL – du 27 au 29 avril à Lausanne, et du 5 au 8 mai en France et Jura Suisse

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